mardi 24 septembre 2013

Je déteste la musique, elle me fout la gerbe sérieux.

"Je l'aurai deviné" dira le lecteur habitué, la bouche tordue et adoptant une moue suggestive de sa pensée. En effet, je l'avoue, je l'ai enfin compris : je déteste la musique (et remarquez que vu à quel point ma pensée est claire mes phrases sont beaucoup plus courtes, c'est quand même une preuve accablante je trouve, personnellement, mais après ça va changer vous inquiétez pas).

Ok, ok, il nous est sûrement déjà tous arrivé d'écouter une musique, et que comme un réflexe déglutif (NdT : ce mot n'existe pas, comprenez réflexe de déglutition. Pourquoi je l'ai pas traduit comme ça directement ? Bonne question.), on stoppe immédiatement la musique (ou l'on mette sur pause en fonction des devices, comme disent les anglais), puis parfois même on essaie de se vider la tête en réécoutant de la bonne musique, qu'on aime et qu'on est sûr d'apprécier. Voilà mes symptômes : je vis la première étape au quotidien, mais la seconde m'échappe, aucun artiste n'est ma cure, puisque même mes artistes les plus fétiches (c'est à dire Ratatat, Stupeflip, Amon Tobin etc.) commencent à m'insupporter après quelques écoutes, connaissant leurs musiques par cœur et pouvant presque la réciter. La monotonie n'aidant pas à guérir des effets de la mauvaise musique, que faire dans mon cas ?

C'est un effet récurrent que de voir qu'on aime de moins en moins les musiques à force de les écouter, tout comme le fait que la musique aujourd'hui devienne de plus en plus nulle (notamment avec la démocratisation de la MAO, la commercialisation de la musique populaire, l'innovation impossible dans tous les genres musicaux...). On ne sait que faire : on ne peut ni écouter quoi que ce soit de nouveau, ni quoi que ce soit de vieux. Intervient ici alors le remix, avec l'effet que j'aimerais nommer "l'effet Central Parks" étant donné que c'est ce soundclouder qui m'a soufflé la réponse (inconsciemment, comme un peu toutes les réponses que je donne sur ce blog).

Quel est donc cet "effet Central Parks" ? Il consiste à simplement reprendre une bonne musique, vaguement la modifier mais pas trop, de telle sorte à ce qu'on reconnaisse encore la musique que l'on aimait précédemment si on fait attention (c'est assez inconscient, ça se tient au niveau de la suite d'accords, du timbre des instruments, du jeu des instruments, de la mélodie...), mais qu'en même temps ce soit pas du tout la même chose parce que et bien c'est pas trop pareil quoi, je veux dire il y a une batterie hip hop et un son de vinyle, ça n'a rien à voir avec l'original. 

Et c'est ainsi qu'est né ce genre de musiques, celles qui sont faciles à écouter bien qu'inintéressantes et qui n'exaspèrent pas, éternelles reprises d'autres bons morceaux. Reposons nous les amis.

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